mardi 27 décembre 2016

DES MILLIERS D'HEURES PERDUES



Des milliers d’heures perdues

A espérer la chance

Et tant d’instants déçus

Pleurant sur ton absence



Des milliers d’heures perdues

A déserter la vie

Et tant d’instants vaincus

Par la mélancolie



Des milliers d’heures perdues

A vivre dans l’errance

Et tant d’instants tenus

Par la désespérance



Des milliers d’heures perdues

A essayer d’aimer

Et tant d’instants déchus

Par la peur d’échouer



Des milliers d’heures perdues

Sans pouvoir se parler

Et tant d’instants foutus

Par ce Monde insensé



Des milliers d’heures perdues

A se désenchanter

Et tant d’instants battus

Par des cœurs refermés



Rien qu’une heure, quelques temps,

Pour chercher

Rien qu’une heure, un comment,

Pour comprendre

Rien qu’une heure, quelques gens,

Pour parler

Rien qu’une heure, quelques temps,

Pour trouver

Rien qu’une heure, un tournant,

Pour changer

Rien qu’une heure, quelque cran,

Pour tenter

Rien qu’une heure, un Printemps,

Bourgeonner

Rien qu’une heure, quelques temps,

S’adopter

Rien qu’une heure, pas longtemps,

S’accrocher

Rien qu’une heure, contre cent,

Résister

Rien qu’une heure, quelques sens,

Exister









ON DEVRAIT
 
POUVOIR "DIRE POUCE"


PLUS SOUVENT


DANS LA VIE



lundi 26 décembre 2016

ET POUR TOUT DIRE (OU PRESQUE), AU JOUR LE JOUR



ET POUR TOUT DIRE

(OU   PRESQUE),
AU JOUR LE JOUR


Si nous parlions tous

Comme des poètes, le

Monde serait peut-être

Plus poétique                                    

(Une idée comme ça)



Il n’y a pas de

Hasard ni de Destinée, seulement

des lignes de vie qui se froissent,

aux carrefours des gens.






Celui-là, il nous en aura

Fait boire de toutes

Les couleuvres.            


À

cet

instant

précis,

j’eus

l’incroyable

pressentiment

que

ma trop calme

et paisible

existence

allait

basculer

dans

rien de

particulier.








Il ne faut pas exister pour comprendre

Il ne faut pas exister pour aimer

Il ne faut pas exister pour jouir

Il faut comprendre, aimer, et jouir

pour exister !






Qui cherche à

atteindre

le but de sa vie…

n’est pas loin

d’être mort.






Naître ou ne pas naître ?

Telle n’est pas

la question.






S’il n’y avait

rien, ce serait

quelque chose !








Ne cherchez pas à me

Comprendre, moi-même,

Je ne me suis pas bien compris

Une seule fois de ma vie…



Toujours y réfléchir

A deux fois avant

De se mettre

à penser.                                            



Penser

Moins,

Panser

Mieux.





Exister, c’est Vivre

beaucoup

tout en Mourant pas mal.








Peu importe,

dans le fond,

tant qu’on a la forme.






Le problème, lorsque

L’on est malheureux,

C’est que, justement,

On ne sait pas

Où est le problème.               

                             

La réussite sociale est la

Grande illusion : au final,

A tous les coups on ferre.



Une souffrance mentale

Est une douleur physique qui

N’a pas de siège où s’assoir.                                            



Peu importe la forme,

tant qu’on en a,

dans le fond.








Posons en préambule

comme Axiome de départ

Absolu et Invérifiable

qu’il y a toujours eu,

qu’il y a,

et qu’il y aura

toujours quelque chose

plutôt que rien,

et que ce quelque chose

est tout aussi sensé qu’absurde.

Ce quelque chose, nous le nommerons

abcdefghijklmnopqrstuvwxyz0123456789,

par souci de clarté, et en mémoire

de nos soyeuses

petites classes

d’école

primaire.










Plus

on cherche

à se représenter

les feuilles,

les feuillages,

ou les branchages

d’un

arbre,

moins

l’on se

souvient

de son

gros

tronc

centenaire.








Angoisser,

c’est se retrouver

planté, paralysé et nu,

sur la farce la plus absurde

de l’Existence, juste au bord du vide.










Si

tout fut

touffu tout au

début, comment

tout sera-t-il

foutu tout

à la fin ?





La Liberté est un exercice périlleux de

Sage sauvage, singeant les hommes

Civilisés, qui saute de Lois en Lois,

Vers sa fabuleuse Canopée !





L’être limite est infirme

Au même titre que

L’être infirme est limité.





Il y a une multitude de gens

Dont on dit… qu’ils posent problème,

Alors qu’ils ne font que s’agiter dans leur local, en s’évertuant à se

Résoudre à une équation dont ils ne sont bien souvent que

Les infortunés et malheureux inconnus…





Les trois grandes trouvailles de

L’homme se nomment Conscience,

Connaissance, Amour.

Mais, Oh dieu… qu’elles sont

Rudes à semer !

 

Pouvoir être cigale…

Quand ça nous chante.

Fourmi…

Quand ça nous hante.




Souvent, lorsque l’on

Veut quelque chose à

Tout prix,

On ne l’obtient pas.


Parfois, lorsque l’on

Veut quelque chose à

Aucun prix,

On l’obtient.


C’est compliqué. C’est peut-être pourquoi les prix existent,

Mais que ces prix… se voulant tous, ne valent rien !




Aurions-nous oublié

l’extraordinaire

lenteur de l’évolution,

des premières bactéries,

à l’homme des casernes.



Prendre la pilule,

c’est biaiser un peu

la Nature (non ?)




Il y aurait principalement trois

grands Mystères, desquels

découleraient tous les autres :

la Vie,

qui serait le fruit de l’union

des eaux veules de la Terre

avec des poussières mates

à zooïdes tout droit tombées

des Étoiles ;

la Conscience,

que nous auraient sexuellement transmise

de Grands Singes heureux

amoureux fous lubriques ;

et la Poésie,

qui aurait muri dans le Coeur beau des hommes,

pénétrés des couleurs et des humeurs

du Ciel,

parfait miroir des âmes.



J’aime me promener


dans les grands matins blêmes


des petits squares qui chantent.




J’ai toujours

préféré l’orage

(eau des espoirs).






A bas la Société

De consolation !



 



S’il demeurait une dernière chose

A sauver, ce serait bien

Les Apparences : hélas, c’est toujours ça…

Que nous sauvons en premier.







Les gens gentils m’emmerdent…

 La preuve ? Je suis gentil :

Qu’est-ce que je peux

Me faire chier !







Ce

qu’il est

Laid, ce mot,

Social, lorsqu’il se trame

avec les toiles de

l’Araignée

Mora-

-le.





Je bouc-émissaire,

Tu bouc-émissaire

Il bouc-émissaire 

Nous bouc-amis serons

Vous bouc-ennemis serez

Ils bouillent, Commissaire !


Quand la vie peut,
elle en veut.



Quand la vie en veut,
elle en veut toujours plus


Quand la vie en veut toujours plus,
très vite, elle n’en peut plus !


Je n’aime pas la vie :
elle me rend malade
en voiture !


La vie ne m’aime guère :

je lui donne envie

de s’y rendre

en voiture !



Vivre c’est oublier…

un peu, beaucoup, passionnément,

à la folie, pas du tout…

que l’on va mourir.

Quand on se ronge

la vie jusqu’au Sens,

c’est que l’on manque

de conscience en Foi.



La vie est

très certainement

l’instrument le plus

dur à jouer

(si tant est que la vie soit

un instrument dur à jouer).



Conseil au passant :

quand on est complètement perdu,

juste suivre ses pieds,

ou ses mains, qui sont

des pieds comme les autres…


La vie n’est pas simple.

Pas compliquée non plus.

Simplement complexe.



La vie ne sera jamais

véritablement connue,

puisque nous poursuivons

secrètement son Œuvre au fur

et à mesure que nous la secrétons…




Certaines idées sont dangereuses

Quand elles confondent

le but et le bout de la vie.

Le but, nul ne le connaît.

Le bout, c’est la mort.

Entre le but et le bout,

il y a un O,

Comme Oxygène,

Comme Odyssée,

Comme Oraison funèbre.



Je serai

peut-être réconcilié

avec ma vie

lorsque j’aurai enfin admis

que c’est elle et elle seule

qui décide de ce qu’elle peut

bien faire de moi.

Là : je serai nouveau-né.



La vie

ne tient parfois

qu’à un(e), deux ou trois fil(le)s.

Et c’est à ces fil(le)s

que nous

tenons.





La vie est

une perpétuelle

remise à nouveau.



Lorsque l’on ne peut pas

faire de son Art une vie,

on peut encore faire

de sa Vie un art.



Dans le rêve,

on joue avec la forme ;

dans le réel, on touche le fond ;

dans la vraie vie, la forme épouse

tant bien que mal le fond.

Mais qu’est-ce que la forme,

dans le fond ?

Et à quoi bon le fond,

sans la forme ?



Mes années fastes

m’ont offert de si

précieux instants

que j’en oublierais presque…

ces années vérolées

par mes funestes…

changements

de direction.


http://ao-editions.com/catalogue_rimotises3.htm
                            

dimanche 11 décembre 2016


PEARL HARBOR N’EST PAS MORT


 
La peau laboure mon cœur 

Comme Pearl Harbour les Ricains 

Attaque cardiaque, crise syncopée, 

Japonais kamikazes encagés endeuillés 

Irradiés. 

Quid du bien, du mal, de la morale 

Devant la mort implosée par 

L’infinitésimal ? 

La Morale, les Autres, toujours. 

En rire ou en pleurer ? 

Fou-rire, faux rires, faut rire ! 

Un pour tous, tous pour rire ! 

Tous pour une Morale du Cœur,  

Cardiaque, caduque, toujours 

Voir et savoir les Bêtes 

Pour nous comprendre un peu, 

Moins se prendre pour des C…, 

Les hommes ! Bien plus bêtes que 

Les Bêtes parfois ! 

Les Bêtes ! Bien plus hommes que 

Les hommes souvent ! 

Sans Foi ni Lois, ou avec, c’est  

Du pareil au même alois, parfois… 

Toujours le bête d’un Autre ! 

Peur aqueduc, morale carnassière ! 

Au sens froid et au sens : guerrière. 

Voir et savoir, c’est bête, 

Toujours plus bête qu’un Autre 

Comprendre comment ça fonctionne, 

Un animal-homme…  

Animaux en nous, faux amis en l’homme ! 

Comment ? Parce que ! 

Comprendre pour avancer : 

Depuis toujours destinée d’homme… 

Et ce pourquoi sommes liés 

En dehors du sentir battu 

Par la haine inhumaine. 

Comment ? Parce que ! 

Souvent, la haine des autres, en moi 

S’insinue, en moi, sans y être invitée. 

Parce que ? Pourquoi ! 

Tout reprendre à Zorro 

Sur des bases plus saines. 

Dégueuler les erreurs et les faits 

Dépassés, avoir faim des Présents, 

Et la Foi, pas l’effroi, en l’à venir. 

Animaux valent sages, parfois, 

Maux amis, maux amers,  

Toujours les mêmes hivers de terre. 

Tous pour l’Homme, tous pour Lui. 

Mots émis, sphères aux frontières du Cosmos  

En sondes surhumaines 

Pourquoi pas ? Par ce ! 

Fuir ou gravir dans le  

Sens de la longue marche humaine,  

Ou se ronger les sens 

Du Marchez ! Ou tu crèves ! 

Combien de rêves encore pour y 

Bien arriver ? 

Combien de rêves  

En corps en esprit et en cœur ? 

Pour dériver tranquilles sur le  

Divan Bonheur ? 

Connaissance, Imagination, Conscience,  

Quilles en tête dérivant sur l’empire des  

Sciences et des Arts en émoi ! 

Priez pour vous pauvres Saigneurs  

A la lame facile et à l’âme défaite. 

Oh, Dieu notre Père ?! 

Odieux par trop de Fois et  

Pas assez d’Assez ! 

Eh, Mères ! Vos doux seins sont Adieux ?! 

Faciles jeux de mots pour fragiles 

Maux du Je,  

Mais repartir, 

Encore et toujours sur de  

Nouvelles bases, et rebâtir encore 

‘Vec la p’tite hanche du Père Noël 


Et des cadeaux par milliers 

Pour couper tous les rêves du 

P’tit lutin qui trône sur la  

Bouche du Réveillons- 

Nous, avec les Animaux,  

Et le petiot Gégé, au milieu, 

Parce que ! Pourquoi pas… 

Se comprendre un peu mieux 

Dans nos vies aveuglées.